Lundi 21 novembre 2011 1 21 /11 /Nov /2011 16:12

Je viens de terminer un livre merveilleux qui m'a été prêté par ma meilleure amie et qui s'intitule : La moitié du ciel.  Mon amie m'avait confiée qu'il faut avoir le coeur solide afin d'amorcer cette lecture....et c'est effectivement le cas.  De façon non-exhaustive, il s'agit d'une présentation de la condition des femmes, plus particulièrement sur le continent africain, en Asie et dans certains régions mulsumanes.  Ces femmes nous racontent, par la plume des auteurs, les horreurs des viols collectifs, de l'excision, des fistules et autres barbaries du genre qu'elles ont subies.  Ce ne sont pas des souvenirs des années 1800, on aborde ici des situations qui sont vécues actuellement, AUJOURD'HUI même !  CE ne sont pas justes des femmes...il y a des jeunes filles, des adolescentes, des fillettes...pire des bébés.

 

Bref, j'avais en effet, le coeur solide et tous mes aspects en tant qu'être humain (femme, fille, mère, marraine, humaine...) pleurait devant tant de cruauté et d'injustice.  Entre deux sanglots, j'en viens à réfléchir et à me demander, de quelle façon je pourrais aider toutes les femmes et les enfants de l'humanité...puis toutes les enfants de mon pays...finalement, aider les enfants de ma province serait chose plus aisée.  Pour en arriver finalement aux enfants qui m'entourent, qui côtoient mes propres enfants, des enfants que je rencontre.  

 

À moins de vivre sur la planète Pluton, on vit depuis plusieurs années, une recrudescence dans les gestes contres les enfants, les filicides à répétition. Des meurtres d'enfants qui vivent le temps d'une première page...des vengeances sur le dos de ces êtres innoncents et encore ignorants des affres de notre société.  Les parents ont un problème certes, mais ce sont nos enfants qui écopent...ce sont notre avenir que martyrisont et que nous tuons faute de supporter notre prochain.  J'en suis arrivée à un examen de conscience et moi, la première, j'ai des devoirs à faire envers mes propres enfants mais je me questionne et je vous questionne...que pouvons-nous faire concrètement pour sauver nos enfants !

 

Le cas Turcotte nous glace le sang pendant la minute et demie dont il fait la manchette pendant les nouvelles sur l'heure du repas...puis on change de sujet ou on change de canal !  Nous ne devons plus avoir d'Aurore Gagnon, Ariane Fortier ou de Matisse Alix-Leblanc.  Nous ne pouvons pas compter sur l'État pour aider ces enfants et ces personnes.  L'État les avale, les digère, les faits disparaître pendant la pub et nous sert d'autre chose à nous mettre sous la dent. 

 

Quelle est la meilleure solution ? 

 

Une réforme judiciaire !  Comment une mère ou un père peut être protégé sous le couvert d'une "non-responsabilité pour cause d'aliénation mentale temporaire"  de son propre enfant.  De ce petit être attendu pendant de long mois, séparé de sa mère après certaines difficultés, susciter les larmes au coin des yeux devant tant de beauté pure, naturelle, sans défense pour ensuite, être assassiné, sans remord et sans regrets, au nom d'une déresponsabilisation temporaire !  Le meurtre d'un être humain ou animal est inacceptable et le meurtre d'un enfant est une abomination !

 

L'instauration d'un organisme de secours pour recueillir ces enfants avant que l'horreur arrive !  Une façon de décharger le parent, qu'il prenne le temps de reprendre son souffle, une maison de répit pour parents épuisés !  Une équipe de soutien !  Impensable de confier ce mandat aux CLSC, le parent doit être en mesure de confier son enfant en toute sécurité sans avoir à répondre à 1000 questions, ce n'est pas le moment !  Juste prendre l'enfant, le protéger et le remettre quand tout ira mieux, est-ce une avenue à explorer ?

 

Pouvons-nous le faire au quotidien lorsqu'on voit un membre de la famille, un ami, un voisin et quiconque en a plein les bras ! 

 

Interpeller l'État c'est beau mais je préfère le concret !  Quiconque a des idées, n'importe qu'elles même les plus folles sont invités à me les écrire par courriel.  Je veux faire quelque chose ! Je veux aider autant les enfants d'outre-mer mais je préfèrerais aider nos petits Québécois...eux aussi portent une partie du ciel !

 

Par bzzbzzxxx - Publié dans : Aide aux enfants
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Lundi 18 janvier 2010 1 18 /01 /Jan /2010 14:00
Sur le chemin du retour vers la maison, dans la chaleur étouffante de la voiture, j'éprouvais un tel sentiment de fierté !  J'avais traversé toutes mes angoisses et toutes mes appréhensions, je me suis fais opérer l'estomac et j'en suis ressorti vivante.  Je ne sais pas encore si cela est dû à une chance inouï ou le juste équilibre des choses.  J'avais survécu à l'anesthésie, à mon dégoût du "zipper", et j'avais repris toutes mes forces...on dirait ce que l'on voudra mais le corps humain est le plus complexe des organismes mais aussi le plus merveilleux !  Malgré tous les assauts qu'on lui fait subir, les opérations esthétiques ou pas, les blessures innombrables, les coups, les efforts, il se répare de lui-même et est prêt à repartir de nouveau...si je pouvais en dire autant de ma voiture.

Bref, la première chose que j'ai faite à mon retour à la maison est de serrer ma fille dans mes bras jusqu'à ce qu'elle devienne bleue puis je l'ai embrassé jusqu'à ce qu'elle ait les joues rouges de mes baisers.  On défait une valise puis on s'asseoit.  On défait un sac puis on s'asseoit.  On monte les escaliers puis....on s'asseoit.  C'est à ce moment que j'ai pleinement réalisé que j'étais un peu moins en fort que je pensais. 

C'est en me relevant d'avoir déposé mes vêtements dans ma laveuse frontale que j'ai senti une très désagréable sensation.  Désagréable ne veut pas dire douloureuse....désagréable c'est désagréable !  J'ai dû même prendre appui sur la laveuse.  Lorsque je me suis redressée, j'ai senti tous mes organes internes se "replacer" à l'intérieur de moi....C"est comme ci mon estomac, mon foie, mon intestin grêle et mon gros côlon se déplacait librement à l'intérieur de mon abdomen....vraiment désagréable.  Je vous rassure, cela ne dure que quelques jours.

Je crois qu'il est maintenant temps de vous expliquer avec un peu plus de détails ce qu'ils m'ont fait.  Sachez d'abord qu'il existe plusieurs interventions de ce type; dérivation biliopancréatique, la pose d'un anneau, la dérivation en Y, etc.  Je ne parlerai que la dérivation puisque c'est ce type d'opération que j'ai subi.  Je vous invite fortement à chercher de l'information sur Internet ou auprès des hôpitaux du Québec qui offre ces interventions.

Dans le cas de la dérivation biliopancréatique, le chirurgien réduit la taille de votre estomac en lui enlevant le 2/3 de sa capacité puis l'intestin grêle (le grand tuyau communément appelé les "trippes") est sectionné pour être reconnecté de l'estomac et au début du gros côlon.  Le reste de l'intestin grêle est conservé et relie le pancréas et le foie tout près de l'autre raccord.  Ces changements créent une malabsorption des aliments et ceux-ci sont digérés plus rapidement d'où certains effets secondaires à ne pas négliger dont je donnerais les détails plus loin. 

http://obesite.ulaval.ca/obesite/img/duodenal.JPG


Donc, plusieurs organes sont touchés lors de cette intervention et la durée de la convalescence de plus ou moins trois (3) mois est nécessaire pour un rétablissement complet.  Peu importe à quel endroit vous subirez votre intervention, ces pavillons mettent à la disposition de leurs patients de nombreux publications gratuites et les coordonnées de personnes ressources à votre disposition.  N'hésitez pas à poser des questions, le personnel est là pour y répondre.  Si vous avez peur d'en oublier, préparez vous un petit carnet et indiquez-y toutes les questions qui vous viennent.  Lorsque vous rencontrez votre chirurgien, l'infirmière ou la nutritionniste, vous aurez vos questions sous la main !

Au retour à la maison, vous devez obligatoirement être avec une autre personne pendant 24 hrs.  Vous ne devez jamais être seule pendant les 7 à 10 premiers jours.  Les tâches ménagères restreintes est autorisées et même conseillées mais attention "travaux très légers".  Écoutez votre corps.  Personnellement, je pouvais remplir le lave-vaisselle et passer le balai mais je ne passait pas l'aspirateur à cause du poids de l'appareil.  J'essayais aussi de limiter mes dépacements dans les escaliers (les coups ou les efforts me ramenaient  la sensation désagréable !!!).  Je faisais une sieste par jour environ et j'ai écouté beaucoup de films.  Heureusement, on a pas eu un été extraordinaire !

La personne qui est avec vous se verra déléguer le reste des tâches ménagères.  C'est ici qu'on apprend à déléguer certes mais aussi à laisser les autres faire et comme ils le souhaitent !  Ne faites pas votre patron, appréciez et laisser dorloter.  Personnellement, c'est ma maman qui m'a tenu compagnie et qui m'a enduré pendant cette période.  Elle-même avait subi une grosse opération le mois auparavant.  Nous étions donc toutes les deux en convalescence.  Je ne la remercierait jamais assez pour toute sa patience et sa disponibilité.  Vers 17 h 30, lorsque mon conjoint arrivait à la maison, elle repartait chez elle soigner ses animaux et on revoyait le lendemain matin vers 7 hrs quand mon conjoint repartait au travail.  Elle m'a aussi servi de chauffeur pour mes rendez-vous de suivi au CLSC.  Il n'est pas contreindiqué de conduire mais c'est épuisant les premiers jours, laissez-vous conduire.


Au niveau de l'hygiène, tout se passait bien.  Une seule petite particularité s'applique au niveau de mon "zipper".  On ne doit pas frotter ou toucher la plaie avec du savon ou autre.  Je n'avais aucun inconvénient puisque cela me répugnait d'avoir à y toucher !  Simplement laisser couler l'eau avec un peu de savon fera l'affaire.  Comme je n'ai pas eu des journées de canicule, je ne transpirais pas énormément ce qui simplifiait énormément ma toilette.  Ce que j'ai détesté le plus, outre le fait d'observer mes 32 agrafes, étaient de refaire les pansements.  En effet, pendant quelques jours, vous devrez porter un pansement sur votre "zipper' et aussi à l'endroit de la perfusion.  Heureusement, les infirmières de mon CLSC se faisait un plaisir d'accomplir cette tâche.  Toutes ces actions m'ont confirmé que je ne pourrais jamais envisager de faire carrière dans le domaine de la santé. Très peu pour moi ! 

Et puis finalement, la diète.  Je peux vous résumer la diète en un seul mot:   purée.  Tout ce que vous absorbez est en purée.  Purée de patates, purée de carottes, purée de poires, purée de pêches, poulet en purée, purée de boeur, oeuf en purée.  Je vous rappelle que je me suis fait opéré au mois de juin....et j'ai mangé de la purée dans le parfum de BBQ de mes voisins et sous le nez des cornet de crème glacée de la crèmerie.  Le patient ne pense qu'à la purée et à l'eau à température ambiante.   Prévoyez le coup.  Précipitez-vous chez Costco ou un grand magasin à grande surface et achetez des fruits et des légumes en purée (pour les touts-petits pour les légumes et les compotes de fruits en collation).  Il ne vous restera que la viande en mettre en purée au robot.  Si vos voisins sont particulièrement friands de BBQ, mangez à l'intérieur avec toutes les fenêtres fermées.  Achetez-vous aussi un air climatisé.  Heureusement pour moi, nous n'avons pas eu un été très humide au niveau du climat cela a été très supportable.  La diète en purée plus ou moins trois semaines, faites-vous à l'idée maintenant.  Je vous recommande aussi d'acheter des yogourts.  De toute façon, c'est à peu près la seule façon d'absorber la portion de calcium nécessaire à moins d'aimer le fromage cottage (Beurk !)  Aussi, le yogourt est un excellent dessert frais lorsqu'il fait chaud et c'est une portion plus que raisonnable.  Je complèterai cette section lors de mon prochain écrit mais d'abord, je veux absolument vous laisse sur ce dernier conseil.

Le dodo !  À l'hôpital, si vous avez été aussi chanceuse que moi, vous avez bénéficié de ces superbes civières larges et automatisées de 20 000 $ pièce.  À la maison, vous retrouverez avec bonheur votre lit, vos doudous et vos oreillers mais par le fait même, la personne qui partage votre lit !  Toutes les attentions du monde ne vous protègeront peut-être pas de l'inévitable coup de coude et du câlin trop pressant alors.   Si en partant, votre lit est de dimension "king" ça aide beaucoup, "queen' ça va aussi, "double" c'est un gros problème.  Voici mes conseils à adopter pendant le temps que vous aurez vos agrafes à tout le moins:

1-  Faites couvertures à part.  Cela évitera que chacun tire sur la douillette et frotte l'une de vos plaies.

2- Dormez avec un pyjama ou un chandail suffisament long pour couvrir le "zipper" et cela même s'il fait chaud !  Si un brin de drap ou de couvertures se coince dans l'une de vos broches (comme cela m'est arrivé) vous comprendrez pourquoi !  J'ai opté pour le satin (ou simili) car le tissu glisse et reste frais l'été.  Evitez le coton ou la laine par pitié !

3- Disposez un gros oreiller entre vous et l'autre personne.  Oui, je sais cela enlève de l'espace mais cela vous aidera à vous trouver une position principalement si vous êtes du genre à vous endormir en cuillère.  J'ai constaté lors de mes premières nuits que je pouvais dormir ni sur le ventre (pensez-y) ni complètement sur le dos (j'avais l'impression que mes organes internes flottaient) et j'avais les bras sensibles à force de dormir sur les côtés à l'hôpital.  Ma position idéale était donc, légèrement inclinée en pressant doucement un oreiller sur mon abdomen (ma fille ayant récupéré le toutou qui guérit tout dès mon arrivée à la maison).  De plus, mon conjoint se sentait plus à l'aise de savoir que ma plaie était "protégé" si jamais il bougeait dans ma direction.

4-Dormer aussi avec un gros oreiller derrière vous.  Vous ne pourrez pas dormir complètement allongée.  Moi, je ne le pouvais pas !  C'était aussi plus facile pour moi lorsque je devais me lever de mon lit.  Au fur et à mesure de ma guérison, je prenais un oreiller de plus en plus petit jusqu'à ce que je puisse dormir complètement allongée.

Rassurez-vous, dès que les agrafes seront retirées, vous vous retrouverez en pleine possession de votre corps et ces désagréments seront vite oubliés.
Par bzzbzzxxx - Publié dans : Chirurgie bariatrique
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Dimanche 27 décembre 2009 7 27 /12 /Déc /2009 01:48
Les heures s'écoulent les unes après les autres et la guérison va au même rythme.  J'ai eu du mla à apprivoiser mon "zipper" mais je suis persuadée que c'était pour le mieux.  Deux jours après l'opération, une préposée me demande de me rendre au pèse-personne pour le suivi du poids.  J'aime mieux vous prévenir, vous en aurez pris ! et beaucoup !  Du poids initial de 379 livres à mon arrivée à l'hôpital, j'accusais 386 livres, deux jours après l'opération.  Jétais littéralement déroutée !  Cela a dû se lire sur mon visage puisque la préposée m'a expliqué que ce gain de poids était normal.  L'enflure général de mon corps ainsi que la rétention d'eau était la cause de ses livres supplémentaires.

Toujours dans ma quête d'un retour prompt à la maison, je poursuivais mes exercices respiratoires et mes petites ballades de couloir.  Comme je viens de l'extérieur de la région, je n'ai pas de visite et je fais peu d'appels téléphoniques à cause des frais d'interurbains et de longue distance.  Heureusement, ma compagne de chambre a plusieurs visiteurs durant son séjour et sans vouloir m'ingérer dans leurs conservations, c'est curieux à dire mais j'aime bien avoir de la visite.

Abordant le thème de la visite, un matin, un homme entre dans notre chambre.  Il est grand, très mince et a l'air très sympathique.  Je suis une personne qui n'a pas une mémoire phénoménale, je ne peux donc pas vous le présenter en bonne et due forme mais si par inadvertance, il lit ces quelques lignes, je vous remercie pour ces instants, ils furent d'un grand réconfort. Je vous explique.  Donc, cet homme se présente à moi et ma coloc et nous dit qu'il a lui aussi subi la dérivation biliopancréatique, il y a environ 4 ans.  Sur la tête de ma fille que j'adore, je crois qu'il devait peser 145 livres MAXIMUM !  Devant notre incrédulité, il nous montre une photo de lui, avant l'opération, qu'il garde sur son porte-clef.  Aucun doute n'est possible, c'est le même homme avant 200 livres en plus !

On lui demande des détails sur sa vie postopératoire.  Il nous en donne gentiment.  Il nous explique qu'il est vrai que son alimentation a changé du tout au tout et par conséquent, sa vie entière a changée.  Pourtant, tout lui est accessible.  Il nous explique qu'il peut manger du fast-food chez le gros M mais pas un menu complet ni la boisson gazeuse.  Il nous explique aussi qu'il ne mentionne pas systèmatique à tout le monde qu'il a subi l'opération, seuls les proches le savent.  Il s'accomode très bien des mets habituels, ce n'est qu'une question d'habitude.  A ce moment-là, très honnêtement, je doutais.  Oh oui, je doutais beaucoup !  Plus aujourd'hui.

Ma coloc lui demande s'il a subi des interventions de chirurgie esthétique pour expliquer qu'il présente peu de chairs flasques.  Il nous répond que non.  Il n'a pas un physique d'Appollon mais il se conserve bien et c'est peu apparent dans des vêtements ordinaires.  Ce jour-là, il portait une paire de bermudas et un t-shirt et à  première vue, on ne voyait aucune chaire flasque.  Dans cette optique, cet homme-là m'a grandement remonté le moral et j'ai repris mes exercices de plus belle !

Le quatrième jour, je m'ennuyais à mourir.  Lors de la tournée du Dr Marceau.  Je lui ai demandé quand aurais-je mon congé ?  Il n'avait aucun inconvénient à me l'accorder pour le lendemain si mes tests sanguins étaient corrects.  J'étais folle de joie.  Plus tard, vers la fin de l'après-midi, une nutritionniste est venue me voir.  Nous avons discuté pendant près de 45 minutes au sujet de mon nouveau régime alimentaire.  Chaque catégorie d'aliments doivent être incluses dans ma diète à mon moment précis.  Elle m'a remis un document détaillant chaque moment pour inclure certains catégories comme la viande, certains légumes, les fruits, etc.

Comme les produits laitiers sont réintroduits dès les premiers jours à l'hôpital, il n'y avait pas de problème.  Par contre, il est préférable d'opter pour des fromage sans matières grasses et les yogourts légers.  N'utilisez que de l'huile d'olive pour la cuisson.  Mettre l'emphase sur les protéines et en inclure dans tous les repas et collations.  C'est grâce aux protéines que j'aurais la force de faire ma journée et ce sont elles qui me fourniront l'énergie nécessaire pour fonctionner.  Les fruits doivent être pelées, les petits fruits sont désormais à éviter, le maïs est proscrit ou bien en crème.  etc. etc.  Je vous épargne la liste exhaustive de tous les particularités mais il fera plaisir de vous donner plus de détails si vous me le demander !

Bref, comme l'homme me l'avait expliqué, il ne semble avoir rien de bien complexe dans ce type de menu.  Seul bémol, pour les premières semaines, toute nourriture est liquide ou en purée....viande comprise.  Bof ! 

Le 23 juin, je quittai donc l'hôpital Laval de Sainte-Foy.  Mon poids de départ :  379 livres.  Mon esprit: serein. 
Envie de me retrouver dans mon lit: incommensurable !

Mon conjoint a pris son avant-midi de congé pour venir me chercher.  Il était impensable de reprendre l'autobus pour rentrer chez moi.  D'ailleurs, le personnel hospitalier me l'aurait interdit.  Avec dans ma valise, le document sur mes menus, mes prescriptions et consignes et un pense-bête contenant les nos de téléphone important.  J'étais prête à amorcer littéralement ma nouvelle vie.

Par bzzbzzxxx - Publié dans : Chirurgie bariatrique
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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /Déc /2009 21:45

Les heures et elles se ressemblent toutes !  Je ne suis pas native de la région de Québec.  Je ne connais que la Citadelle, le Capitole et Simmons...Je suis loin de chez moi, loin de mes proches et de mes amis, loin de mon univers.  Heureusement que ma colocataire a quelques visiteurs qui m'adressent gentiment quelques mots.

Je fais partie de cette portion de chanceux pour qui la dérivation biliopancréatique est comme se faire enlever les amydales.  Finalement, y a rien là !  Une pneumologue et sa stagiaire sont venus me rendre visite et m'apprendre à redonner de l'amplitude à mes poumons.  A l'aide d'un appareil bleu, on doit soulever une petite bille blanche avec son inspiration...Facile, vous pensez...pensez-y encore !  Cet appareil, d'un plastique mince et bleu, qui a tout l'air d'un gadget tout droit sorti du Dollarama, tellement il a l'air fragile et démontable, deviens rapidement la clef pour la porte de sortie puisque si vous réussissez à élever la petite bille à un niveau "satisfait", c'est un pas de plus vers la sortie.  

J'ai été sous la supervision du Dr Marceau.  Ce même chirurgien qui m'a accueilli après mon douloureux passage à la salle de réveil.  Mais, ni l'un ni l'autre en tenons rancune et nous travaillons dans le même sens, une agréable convalescence et une guérison quasiparfaite.  La perfection est impossible à atteindre lorsque l'on subit ce type d'opération.  Bref, Dr Marceau me suggère fortement la marche dans le couloir, à mon rythme, mais plusieurs fois par jour. 

Puis, la nutritionniste me réitère l'un des derniers objectifs pour arriver à la sortie, MANGER !  Depuis plus de 20 ans, on me dit de ne pas manger mais pas ici, c'est conditionnel à la guérison. 

Ne croyez pas que le personnel de l'hôpital souhaite vous voir quitter rapidement et se retiennent pour vous conduire dans le portique de l'entrée générale de l'établissement.  C'est uniquement mon coeur de mère, de conjointe, de fille et d'amie qui ne se peut plus d'être emmurée dans cet hôpital comme n'importe quel autre hôpital d'ailleurs.  Malgré ma hâte de quitter promptement, je me dois de remplir les conditions.  Donc, j'ai pris les grands moyens.

Toutes les heures, je soulèvais, avec grande peine, cette détestable bille prisonnière de son tube bleu.  Non seulement, doit-elle bouger mais en plus, je dois la maintenir dans le vide pendant quelques secondes, idéalement 3 !  Au cours des premières heures, la bille semble avoir le poids d'une bille de plomb.  Les poumons doivent reprendre leurs amplitudes sinon, des dépôts peuvent se déposer et s'accumuler dans ceux-ci et conduire directement à la pneumonie.  Au cours d'une de mes promenades de couloir, j'y ai rencontré une femme fort sympathique qui avait subi la même intervention que moi, il y plus d'un mois......mais à cause d'une pneumonie, elle était toujours à l'hôpital.  J'étais sincèrement désolée pour elle et je lui offris tout mon support et je dis que j'admirai son courage.  Je deviendrais littéralement folle !  Un mois d'hosto...et plus, non merci !  Cela m'a grandement motivé à faire mes exercices respiratoires.  Puis, armée de mon poteau de soluté et mes pantoufles, j'allais faire quelques pas dans le couloir.

Mes premières excursions étaients de mon lit aux toilettes, puis de mon lit au couloir, puis de la porte de ma chambre à la porte de la chambre suivante, puis la seconde porte de la chambre voisine.  Je me lançais de petits défis et je remarquai aussi où se trouvaient les toilettes.  À l'hôpital Laval, les chambres ont des toilettes mitoyennes.  Dans mon cas, ma chambre semi-privée cotôyait une chambre commune de quatre personnes, je crois.  Comme mes intestins se foutent pas mal, de la priorité ou de la promiscuité, il faut rapidement repérer les alternatives !

Puis, une préposée vient me voir et me dit qu'il est maintenant temps d'aller prendre une douche.  Sans vraiment réaliser, j'ai pris mes effets de toilettes.  J'en profite pour vous informer que l'hôpital fourni un matériel de base mais le savon n'a pas le meilleur des parfum (si vous êtes une habituée de Dove ou Camay, vous risquez de tomber de haut !), la literie est rugueuse mais propre.  De mon petit pas ballant, je me dirige vers la douche.   J'ai été surprise par son état, elle était impeccablement propre !  La préposée avait aussi disposée un petit banc de plastique afin que je puisse m'asseoir pendant ma douche.  Elle m'a remis une bonne quantité de serviettes et de débarbouillettes puis elle est sortie.  Soyez sans crainte, elle reste près de la pièce et il y a une sonnette d'alarme, au cas où. 

Je n'avais pas peur d'être seule mais j'avais peur de mon aspect et avec raison.  Mes couleurs habituelles étaient pâles et sans vie, j'étais un peu livide.  Mes cheveux étaient tout en brousailles et ternes.  Puis, en retirant ma robe, je l'ai enfin vue.....ma cicatrice d'opération.

Vous pensez sûrement que j'aurais pu la voir dès mon réveil, à ma chambre ou à n'importe quel autre moment où j'ai repris mes esprits mais j'en était incapable.  Pour une femme qui a une peur mortelle de tout ce qui est chirurgical, chez moi ou autrui et de tout ce qui saigne...j'avais retardé volontairement le moment du dévoilement.  A partir d'un à deux pouces sous la ligne des seins et environ deux pouces au-dessus du nombril, on m'avait "zippé".  32 agrafes parfaitement droit et rectiligne étaient incrustées dans ma peau. J'avais quelques gouttes de sang séché mais très peu.  Lors de ma toilette préopératoire, il y avait à peine quelques heures, c'était une peau parfaitement lisse, parsemés de petits poils très fins..maintenant j'avais une fermeture-éclair de 10 po de long, il ne manquait que la petite languette pour m'ouvrir de nouveau.  À ma droite, j'avais un tube relié à un drain, puis sous ma clavicule droite, j'avais le tube qui me reliait au soluté et par où je recevais ma médication.  C'est à ce moment, que ce damné doute s'est installé...avais-je fait le bon choix ?  Insinueusement, je sentais la déprime s'installer.  Je me suis ressaissi et j'ai pris ma douche.

Jamais, je n'aurais cru que cela serait si bon !  Avec beaucoup d'huile de coude, j'ai réussi à faire partir toute cette teinture dont on vous badigeonne avant les opérations sans frotter la plaie proprement dite, ni le soluté, ni le drain.  Faites-moi confiance...assoyez-vous sur le banc, il est là pour ça !  Il n'y a rien de plus reposant qu'une bonne douche chaude, un bon brossage de dent et des cheveux propres.  Cela a été une de mes meilleures nuits de sommeil à l'hôpital. 

Emmitouflée dans ma robe de chambre bien chaude, des chaussettes confortables et mon toutou qui guérit tout, j'ai pour la première fois depuis 72 heures, dormi du sommeil du juste.

La recette tient à ces quelques actions, faire les exercices de respiration, marcher souvent (cela diminue aussi considérablement le risque de phlébite (caillot)), manger et rester positif.  Après cinq jours de  discipline et de tenacité, votre humble narratrice à quitter l'hôpital où elle est venue au monde pour la deuxièeme fois.

Le pire est derrière mais le chemin est long, pas nécessairement difficile ni ardu mais incroyablement long..............

Par bzzbzzxxx - Publié dans : Chirurgie bariatrique
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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 03:08
30 secondes plus tard...
Non, je déconne.  3 heures et demie plus tard, j'entends une voix féminine qui m'interpelle.  "Madame, madame, réveillez-vous !"  Je ne veux pas ouvrir les yeux, mes paupières sont si lourdes et je me sens si loin de tout cela.  Est-ce que c'est à moi qu'elle parle ?  Je crois que oui.  Est-ce que je suis toujours vivante ?  Il semble que oui aussi ! (la question peut sembler bizarre aujourd'hui mais à ce moment-là, je la trouvais très pertinente !).  Mon Dieu, ce n'était que cela...tout cette angoisse pour rien...mon accouchement a été pire, c'est tout dire !

ATTENTION !  Ce que vous lirez est mon expérience personnelle.  Elle est différente pour chaque individu qui a subi l'opération. 

Ah non.  Quelque chose cloche.  Quelque chose cloche et vraiment.  Une douleur vive et sourde à la fois, une douleur cinglante et générale s'est emparé de moi.  Une douleur atroce selon mon seuil de tolérance qui malheureusement, je dois l'avouer n'a jamais été très élevé.

Cette douleur m'englobait tout ce qui se trouvait sous mes seins jusqu'au pubis et tout autour de mon corps.  C'est difficile à décrire mais je résumerais en disant que c'était comme si on m'avait coulé du béton jusqu'à me éclater l'abdomen.  Finalement, après pris conscience de cette douleur, j'ai ouvert les yeux.  Deux infirmières étaient penchées au-dessus de moi et me regardait fixement.  La seule chose que j'ai pu dire même si j'avais un million de choses à leur dire fut :MAL !!!!!!!!!

Je voulais leur dire que "J'ai mal" mais tout ce qui sortait de ma bouche n'avait qu'une syllabe "MAL !".  Elles ont tentées de me rassurer, de me calmer même Dr Marceau a tenté de me faire taire.  Sans succès.  Remarquez que je ne suis pas de nature à me taire, je suis pire qu'une aiguille à gramophone.  Je hurlais ma douleur malgré que le Dr Marceau tentait de me faire comprendre que j'avais reçu des antidouleurs et qu'il ne pouvait faire plus.

On m'a déplacé jusqu'à ma chambre et je continuais à hurler.  Finalement, c'est à deux pouces de mon nez que le Dr Marceau m'a demandé d'un ton ferme "Arrêtez de crier, on vous entends sur tout l'étage".  Je l'ai regardé et j'ai répondu "MAAAAAAAAALLLLLLLL!!!!!!!!!!!!!". 

Après quelques mots échangés avec une infirmière, j'ai perdu la carte de nouveau pour me réveiller au cours de la nuit, et la douleur avait complètement disparu.

Je tiens ici à vous rappeler, cher lecteur, que chaque étape est différente pour chaque personne.  Comme je l'ai écrit plus haut, cela dépend de notre seuil de tolérance.  SVP, n'anticipez rien !  Ne vous créer pas d'angoisse ou de stress inutilement.  Pour moi, ce fut le moment dur à traverser mais pour d'autres personnes que j'ai rencontré et qui ont subi la chirurgie, ce fut autre chose.  Tout est question de tolérance, de réaction du corps, de médication et que sais-je encore !  Continuons.

Je me suis réveillée.  J'avais mon nez de cochon et les yeux complètement patraques.  Je me souvenais de la douleur que j'avais ressentie auparavant mais c'était confus un peu.  Je me souvenais aussi de  mon échange avec le Dr Marceau.  Je fis un survol rapide de tous mes membres, tout semblait fonctionnel.  Je me souviens d'avoir pensé "Je ne mangerais plus jamais" avant de repartir dans mes rêves.

Je crois que je vous dois de vous dresser un petit bilan de santé avant de poursuivre.  Comme vous le savez déjà, je souffre d'apnée du sommeil et comme vous l'avez sans doute déduit, je souffre d'obésité morbide.  Pour ceux et celles qui sont familiers avec l'IMC, le mien se chiffrait à 52.  Pour les néophytes, la moyenne est de 24-25 mais cela dépend d'un bon nombre de facteurs externes comme la génétique, l'âge, le sexe, etc.  Je souffre aussi d'hypertension mais je prends des pilules que depuis 1 an environ après avoir atteint des pointages de 180-190.  Je n'ai pas de diabète type II bien que ma mère en souffre depuis de nombreuses années.  Mon cholestérol est A1 et je n'ai aucune maladie chronique ou d'allergies connues.  Je travaille et je me déplace sans aide et sans trop de difficultés. Bref, je suis une chanceuse pour une personne de ma catégorie.    Donc.  à mon entrée à l'Hôpital Laval, je pesais 374 livres sur la balance officielle.  Deux jours après l'opération, une infirmière vient vous chercher pour vous peser de nouveau et j'accusais environ 386 livres.  On m'a expliqué que ce poids était normal puisqu'il comprenait l'enflure et la rétention d'eau dûs à l'opération.  Rassurez-vous, à ma sortie de l'hôpital, j'avais déjà perdu quelques livres mais n'avançons pas trop vite.

Première journée, de la bonne eau tablette.   Je vous rappelle que nous sommes au mois de juin 2009 et pour ceux et celles qui ont un peu de mémoire, les seules et vraies journées de cet été-là ont eu lieu dans ce mois.  Ne croyez surtout pas que vous boirez une litre d'eau, si vous en buvez 1 cuillère à soupe, vous êtes le top du top !  Je n'ai pas beaucoup lu mais j'ai beaucoup regardé la télé entrecoupée de petite sieste.  Pour le souper, jus de fruit, jello et eau.  Je me suis contenté d'eau.  Juste la vue du jus d'orange donnait des soubresauts à mon estomac.    Tout ce que vous ingérez et digérer est calculé...oui, oui, tout.  Donc, au moment d'aller au toilette, vous vous levez avec toutou tout mou, agrippez votre poteau de soluté et gambadez joyeusement  jusqu'aux toilettes (1 toilette pour 4 usagers en chambre semi-privée) pour installer votre chapeau dans la cuvette.

Petite leçon hospitalière.  Ce que l'on appelle communément le chapeau est un récipient gradué fait de plastique blanc (qui ne le restera pas longtemps) que vous devez obligatoirement installé dans les toilettes avant de vous asseoir et faire vos besoins (urine et /ou selles).  Après vos évacuations, vous devez informer un préposé ou une infirmière, qui viendra noter, vider et nettoyer le contenant pour la prochaine utilisation.  Génial non ?

Deuxième journée, eau, jus, jello, soupe coulée et gruau liquide et plutôt lait avec trace de flocons d'avoine.  C'est un repas gargantuesque et de toute façon, vous ne le mangerez pas.  Ce n'est pas la qualité du menu qui vous dégoûte, c'est sa quantité.  Juste l'idée d'absorber quelque chose me révulsait et vous avez 20 minutes pour le faire.  Après m'avoir repu d'un peu d'eau, la préposée m'informe que tant que je mangerai ni ne boirai plus, il est hors de question que j'envisage de sortir d'ici.....  Je lui ai alors demandé de me rapporter le plateau.
Par bzzbzzxxx - Publié dans : Chirurgie bariatrique
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